QUATRIÈME‎ > ‎

Chapitre 16. Mers et océans : un monde maritimisé.















Objectif
Analyser les enjeux de la mondialisation à partir des espaces maritimes.


     Séance 1. La maritimisation des échanges


Trafic maritime mondial

Trafic maritime mondial


1. L’explosion du trafic des conteneurs


Quelles est l’évolution du trafic de conteneurs entre 2005 et 2012 ?
Quelle est l’origine du conteneur ?
Quel est son intérêt principal ?
Pourquoi permet-il de mondialiser la production des biens manufacturés ?
Combien de temps faut-il pour décharger les conteneurs ? En quoi cela est-il un avantage ?
Pourquoi le changement climatique a-t-il un impact sur le trafic des conteneurs ?

La Rangée Nord
L’évolution du trafic des ports (en Mt) de 1985 à 2015, d’après des cartes de Jacques Chartier

Nous sommes dans un contexte de croissance généralisée des échanges depuis 50 ans, malgré des accidents ponctuels, 
croissance qui concerne tous les produits du charbon (X 3 en 20 ans) aux conteneurs (X 5),
Évolution 1985-2015 des trafics portuaires de la Rangée Nord (Mt )

La Rangée Nord c’est 16 ports au total, dont 3 mondiaux ; Rotterdam, Hambourg, Anvers.
La plupart sont propriétés des villes ou villes-États, sauf en France ou les ports autonomes sont finalement des ports d’État. 
Entre 1985 et 2015 on est passé de 656 Mt à 1288 Mt. Toutefois les hiérarchies changent. Ainsi c’est Anvers qui connaît la croissance 
la plus rapide et qui domine les autres ports belges et beaucoup de ports français. Toutefois, Anvers reste à l’ombre de Rotterdam.

Source : http://kanaga.ridel.org/

2. Un trafic maritime généralisé

 
De l’eau a coulé sous les ponts entre 1956, année où le premier cargo transporta 58 remorques de camion, et aujourd’hui, où les navires sont devenus de véritables villes flottantes. Une course au gigantisme récemment illustrée par le rachat ambitieux du groupe singapourien NOL par le français CMA CGM créé en 1978 à Marseille, pour 2,4 milliards de dollars. Le nouvel ensemble disposera d’une flotte de 563 navires, emploiera 29.000 salariés et atteindra un chiffre d’affaires de 22 milliards de dollars. L’opération est ambitieuse pour ce groupe familial qui était encore au bord du dépôt de bilan il y a six ans. Elle est surtout risquée à l’heure où le commerce mondial ralentit.

En 2014, l’ensemble de l’industrie maritime mondiale a transporté 10 milliards de tonnes de marchandises. En tout, 90% des volumes transportés et 80% des valeurs transitent par la voie maritime, la principale route étant celle qui relie la Chine à l’Europe via le canal de Suez (dernièrement agrandi). Par comparaison, le fret aérien transporte à peine 2 millions de tonnes de marchandises.

En France, près des trois quarts des importations et exportations se font par voie maritime. Les navires français transportent annuellement plus de 300 millions de tonnes de marchandises. Si les produits manufacturés (high-tech, électroménager…) et l’alimentation sèche (riz, blé…) restent les biens les plus transportés, les produits réfrigérés (fruits, légumes, viandes) passent de plus en plus souvent par la mer.

Le transport maritime, pénalisé par sa lenteur, se démarque par sa très grande rentabilité et ses faibles émissions en CO². Transporter 20 tonnes de l’Asie vers l’Europe coûte autant qu’un billet d’avion pour une seule personne sur le même parcours, une télé d’une valeur de 700€ coûte 10€ à transporter en bateau.

C’est le commerce de marchandises par conteneur (15 % du commerce maritime) qui a connu le plus fort taux de croissance avec une hausse de 5,6%. Le trafic observé entre l’Asie et l’Europe (+7,5 %), et le trafic trans-pacifique (+6,3 %) ont nettement progressé grâce à la reprise aux États-Unis et, dans une moindre mesure en Europe. Les autres compartiments du commerce maritime, en particulier les cargaisons sèches (minerais, céréales, charbon…) ont enregistré des taux de croissance d’environ 5 %. Seul le transport par tanker (pétrole et gaz) a subi un recul (-1,6 %).

D’après lesechos.fr, 2015


Quelle est l’importance du trafic maritime ?
Quelle est la situation du trafic par conteneur
Quelles sont les marchandises qui ne circulent pas par porte conteneur ?
Dans quels bateaux les transporte-t-on ?
Pouvez vous identifier les bateaux ci-dessous ?



     Séance 2.  Les transformations de l'espace



 
Le premier espace portuaire est constitué par les bords de l’Escaut sur la rive droite. Après avoir équipé l’espace le plus proche de la ville, le port gagne le Nord tout au long du XXe siècle avec des premières industries portuaires. Peu détruit durant la Deuxième Guerre mondiale le port continue dans les années 50 son expansion avec une première raffinerie et en 1967 les débuts de la conteneurisation au Churchilldock. Pour faire face au développement de Rotterdam, le Port d’Anvers s’étend jusqu’à la frontière avec un canal de liaison vers le Rhin de grand gabarit (1975) et occupe désormais aussi la rive gauche (Waasland kanal ). La conteneurisation qui s’affirme comme un des vecteurs de la croissance portuaire est régulièrement dotée de nouveaux sites. En 2005, les nouveaux terminaux du Deurganckdok doublent avec 7 M d’evp la capacité de manutention des conteneurs du port d’Anvers (même si en 2010, seuls 20% des trafics étaient localisés sur la rive gauche). Le prochain développement évoqué se situe un peu plus au nord avec le projet du Saeftingedok (1 000 ha) plus vaste encore que le Deurganckdok. Néanmoins, le débat est en cours et devrait continuer quelques années en raison de l’opportunité de construire un équipement peut être surcapacitaire pour Anvers, mais aussi pour le Range Nord

Note de synthèse de isemar.asso.fr


Le port d'Anvers 





     Séance 3.  Les défis environnementaux



 
Pêche : 30 % des stocks halieutiques sont surexploités

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, Food and Agriculture Organization) a déploré, lundi 9 juillet, une surexploitation des ressources halieutiques, alors que « les pêches et l’aquaculture durables jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Le dernier rapport indique que « de nombreux stocks halieutiques marins contrôlés par la FAO restent soumis à de fortes pressions ». « Selon les dernières statistiques disponibles, près de 30 % de ces stocks sont surexploités. »

Le rapport de l’agence, intitulé « La Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2012 », indique que le secteur a produit un chiffre record de 128 millions de tonnes de poissons destinés à la consommation, assurant à plus de 4,3 milliards de personnes 15 % environ de leurs apports en protéines animales. Les pêches et l’aquaculture représentent aussi une source de revenus pour 55 millions de personnes.

« Pêches et aquaculture jouent un rôle vital dans l’économie mondiale, nationale et rurale. Les moyens d’existence de 12 % de la population mondiale en dépendent directement ou indirectement. », a souligné le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.
Les principales menaces « dérivent essentiellement de la gestion inefficace et d’une mauvaise conservation des habitats », conclut la FAO, appelant la communauté internationale « à miser sur une utilisation réellement durable et responsable des ressources aquatiques afin de satisfaire aux besoins présents tout en garantissant ceux des générations futures ».

Lemonde.fr, juillet 2012




Pourquoi la pêche est-elle importante pour les hommes ?
Quels sont les deux dangers qui menacent cette ressource ?
Quelles sont les autres ressources de la mer ?
Quelles sont les conséquences d’une marée noire ?









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