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VOCABULAIRE

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Abstention : c'est lorsqu'un citoyen choisit de ne pas voter

Accroissement naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès par an

Acropole : c’est la colline la plus haute d’une cité. Les grecs y bâtissent les temples en l’honneur de leurs dieux.

Actif : personne qui travaille ou qui est à la recherche d’un emploi.

Agenda 21 : principes adoptés à Rio en 1992 invitant les citoyens à agir pour le développement durable

Agglomération : ensemble constitué d'une ville et de sa banlieue.

Agriculture commerciale: agriculture dont la production est destinée à être vendue.

Agriculture vivrière (ou de subsistance) : agriculture dont la production est destinée à la consommation des paysans qui la produisent.

Agriculture intensive : agriculture à hauts rendements et à technologie moderne.

Aire urbaine : espace géographique continu composé de 3 éléments : une ville centre, ses banlieues immédiates et une couronne péri-urbaine.

Allégorie : une figure féminine représentant une idée, par exemple Marianne.

Altitude : hauteur d'un point par rapport au niveau de la mer.

Analphabète (analphabétisme) : personne qui ne sait ni lire ni écrire.

Antisémitisme : racisme contre les juifs.

Apôtres (ou disciples): les douze hommes choisis par Jésus pour diffuser son message.

Aride: qui est très sec.

Armistice : arrêt des combats sans mettre fin à l’état de guerre

Arrière : les régions où l’on ne se bat pas en arrière du front.

Arrière-pays : c’est une zone d’échanges avec un port à l’intérieur d’un pays ou d’une région.

Association : groupe de personnes qui s’unissent pour agir dans un but commun

Atout : avantage, élément favorable, qui permet la mise en valeur d'un espace.

Autonomie : c’est la capacité à s’organiser tout seul. 


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Banlieue : ensemble des communes qui entourent une grande ville et qui en dépendent.

Baptême: cérémonie de purification par l'eau qui permet d'entrer dans la communauté des chrétiens.

Bible: livre sacré, des chrétiens et des juifs, composé de l'Ancien Testament (Bible hébraïque) et du Nouveau Testament (4 Évangiles...).

Bidonville : (slums en Inde, favelas au Brésil): quartier pauvre d'une agglomération où les maisons sont construites par les habitants avec des matériaux de récupération

Biographie: raconter la vie de quelqu’un

Bocage: paysage rural de champs fermés par des haies

Bolchevique: (majoritaire en russe). Terme synonyme de communistes, majoritaires dans le parti fondé par Lénine en 1912. Partisans d'une révolution immédiate et violente.

Bonnet phrygien : coiffure des esclaves affranchis dnas l'empire romain. Lors de la Révolution française , il symbolise la conquête de la liberté.

Bouddhisme : religion d'Asie fondée au VIe siècle avant J.-C. sur l'enseignement de Bouddha.

Boycott : refus de fréquenter un lieu, d’acheter une marchandise importée

BRICS : les nouvelles puissances économiques ou pays émergents (Brésil Russie Inde Chine Afrique du sud)

Brûlis: technique agricole qui consiste à brûler la végétation naturelle pour cultiver le sol.

Budget : ensemble des recettes et des dépenses

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CAEM : Conseil d’assistance économique mutuel créé par l’URSS pour organiser l’économie des pays communistes.

Camps d’extermination : camps où sont assassinées les populations jugées impures par les nazis fin 1941.

Camps de concentration : camps ouverts dès 1933 par les nazis pour les personnes jugées indésirables au régime et soumises au travail forcé.

Casques bleus : force militaire de l'ONU pour le maintien de la paix.

CDI: Centre d'Information et de Documentation dans un établissement scolaire;

CECA : Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier née en 1951 (France- Allemagne- Belgique- PB- Luxembourg- Italie)

CEE : Communauté Economique Européenne, ou Marché commun, créée par le traité de Rome 1957.

Censurer : autoriser ou non la diffusion d’idées ou d’information par les médias

Chancelier : nom donné au 1er ministre en Allemagne.

Charte: ensemble de règles à respecter.

Christianisme : religion fondée sur la vie et les enseignements de Jésus-Christ.

Cité: petit État indépendant composé d'une ville et de la campagne qui l’entoure.

Citoyen: habitant d'un État qui peut participer à la vie politique de son pays.

Citoyenneté : ensemble des droits qui permettent à une personne de participer à la vie civique de son pays.

Civisme: fait de respecter les lois et de participer à la vie de la cité

Clergé: ensemble des personnes chargées du culte

Cluster : association d’entreprises et d’universités travaillant en complémentarité pour accroître leur compétitivité

Cohabitation : situation politique où le Président et son 1er Ministre sont de tendances politiques opposées.

Collaborateur : pendant la guerre, personne, entreprise ou Etat qui aide volontairement l’occupant.

Collectivisation : mise en commun des moyens de production (terres, usines) et de transport pour fonder la société communiste.

Collectivité territoriale: commune, département ou région. Elle a un budget, des compétences et un pouvoir de décision.

Colonie : C’est une cité créée par une autre cité loin de son territoire.

Communisme: idéologie qui veut instaurer une société sans classes sociales, sans État, sans propriété privée

Compétitivité : pour une entreprise ; capacité à être meilleure ou aussi performante que ses concurrents

Conseil de sécurité (ONU) : organe de décision des Nations unies chargé de voter les résolutions.

Constitution : texte rédigé sous forme d'articles, qui précise l'organisation et le fonctionnement d'un Etat.

Conteneur : grande caisse métallique servant à transporter les marchandises par bateau, train ou camion.

Contraintes (naturelles): élément naturel qui rend difficile l'installation des hommes (froid, pente, sécheresse).

Convertir(se) : choisir une religion ou en changer.

Cosmopolite : (du grec cosmos, monde, et politès, citoyen) : qui regroupe des peuples de diverses origines.

Crime contre l’humanité: désigne tous les actes inhumains et les persécutions contre une population civile.

Croissance économique : augmentation de la production de biens ou de services d’un pays entraînant une hausse de sa richesse.

Crue: montée du niveau de l'eau d'un fleuve ou d'une rivière.

Culte: hommage rendu à un dieu (prières, offrandes, cérémonies)

Culture vivrière: une culture destinée à nourrir les paysans qui la produisent.

Culte de la personnalité : hommage rendu à une personne considérée comme un dieu vivant, un sauveur.


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Décolonisation : action qui consiste à rendre à une colonie son indépendance.

Défricher: supprimer la végétation naturelle d'une terre pour la mettre en culture.

Délibération : décision votée par un conseil municipal

Délocalisation : déplacement d’une entreprise vers une région ou un pays offrant des conditions de production plus avantageuses.

Démocratie:(du grec démos, peuple et kratos pouvoir) : régime politique dans lequel le pouvoir appartient au citoyens.

Densité (de population): nombre moyen d'habitants par km².

Déporté : personne déplacée vers un camp de concentration ou d’extermination pendant la guerre.

Devoir : quelque chose que l’on doit faire

Développement durable : concilier efficacité économique, amélioration de la vie des populations et protection de l’environnement

Dictature : régime politique où tous les pouvoirs sont entre les mains d'un seul homme ou d'un seul parti.

Diktat: Traité imposé par le vainqueur au vaincu.

Discrimination: fait de refuser des droits à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de son origine, de son appartenance religieuse, de son handicap... Cette attitude est punie par la loi.

Droit : quelque chose que l’on peut faire

Droit de veto : acte par lequel une autorité peut s’opposer à l’entrée en vigueur d’une décision.

DROM : territoire à la fois département ET région d’outre mer

Dynastie: succession d’empereurs ou de rois de la même famille

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Église: avec un É majuscule, le mot désigne l'ensemble des chrétiens. église: avec un é minuscule, désigne le lieu de culte.

Émigrant : personne qui quitte son pays pour un autre.

Empire: ensemble de territoires gouvernés par une puissance unique

Erg: désert de sable, composé de dunes.

Espérance de vie: nombre moyen d'années qu'un individu peut espérer vivre à la naissance.

État : territoire limité par des frontières où les habitants obéissent au même gouvernement et aux mêmes lois.

Etat civil : service de la mairie qui recueille et conserve les informations sur l’identité de la personne

Évangéliser : convertir à la religion chrétienne.

Effet tunnel : quand un lieu est traversé par un axe de transport sans pouvoir y accéder. (Ligne TGV sans gare par exemple)

Élevage hors-sol : élevage en batterie dans des bâtiments industriels avec alimentation industrielle.

Embargo : décision interdisant la libre circulation d’une ou plusieurs marchandises sur une zone précise

Enclavement : isolement d’un territoire par manque de liaison aux réseaux de transport

Épopée : c’est une suite d’exploits héroïques

Equitable : qui respecte les droits de chacun 

État souverain : pays indépendant et reconnu dans ses frontières par l’ensemble des pays du monde

Exode rural : départ définitif des habitants de la campagne vers la ville

Exportation : vente de produits ou de services à l'étranger.

Extermination : Le massacre massif d’une population toute entière.


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Favela : ce terme brésilien désigne un quartier très pauvre d’une agglomération

Filiation
: lien qui unit un enfant à ses parents


Fonctionnaire: personne qui travaille au service de l'Etat et qui est payé par lui.

FEDER : Fonds européen de développement régional : argent qui sert à réduire les différences de développement économique entre les régions de l’UE. Par exemple en améliorant les transports.

Ferroutage : transport des camions sur des trains

Firme multinationale (FMN) : est une entreprise qui possède au moins une filiale à l'étranger et qui produit hors de son territoire d'origine à l'aide de ces filiales.

Flux : volume de biens ou de personnes en circulation. Le flux a une origine, un trajet, une destination

Fordisme : mode de production choisie par Henri Ford associant travail à la chaîne et salaires relativement élevés

France Libre ou FFL : Forces Françaises Libres, mouvement de résistance créé par De Gaulle à Londres

Fraternité : sentiment d'appartenance à une même famille humaine

Front : ligne ou zone de combat pendant la guerre ; il y en a plusieurs.

Front pionnier : mise en valeur et peuplement de nouveaux espaces, souvent boisés.


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G20 : groupe des 20 plus grandes puissances économiques du monde, officiel depuis 2009

Génocide : assassinat en masse d’une population en vue de son extermination totale.

Gestapo: police politique de l’Etat nazi.

Ghetto : un quartier fermé où les allemands entassaient les juifs, se dit aussi d’un quartier délabré d’une ville EU

Goulag : ensemble des camps de travail forcé en URSS.

Guerre civile : guerre entre les habitants d'un même pays

Guerre de mouvement : c’est une guerre où les armées se déplacent beaucoup.

Guerres médiques : c’est le nom donné aux guerres qui opposent les Perses et les Grecs au début du Ve s. av J.-C.

Guerre de position : c’est une étape de la Première Guerre mondiale, les armées installées dans des tranchées bougent peu car la plupart des assauts sont des échecs.




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Harcèlement : violence répétée (physiques ou verbales) qui sont le fait d'une ou de plusieurs personnes sur une victime isolée, qui ne peut se défendre.

Hellénistique (civilisation): née de la rencontre entre la civilisation grecque et les civilisations de l'Orient.

Hiéroglyphes : (du grec hiero, sacré et glyphe, écriture). C’est l’ensemble des dessins qui servaient d’écriture aux Égyptiens de l’Antiquité.

Hindouisme: religion majoritaire de l'Inde, fondée principalement sur le culte de Vishnou et Shiva.

Histoire : l’histoire est la période de la vie des Hommes, qui commence avec l’invention de l’écriture.

Hoplite : (du grec hoplon, bouclier) : soldat grec combattant à pied et lourdement armé.

Hydrocarbure: pétrole et gaz naturel.

Héliotropisme : attirance d’une population vers une région plus ensoleillée

Hors-sol (élevage) : élevage intensif en milieu artificiel (sous serre) qui utilise des semences adaptées…

Hub : point central d’un réseau de transport

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IDE : (investissement direct à l'étranger) c’est l’argent investi par une entreprise pour créer ou acquérir une entreprise ou une usine à l’étranger.

I.D.H. : Indicateur de développement humain, plus il est élevé, plus le pays est développé.

Illettré : désigne une personne qui ne sait plus lire ni écrire, alors qu’elle avait appris.

Immigrant : personne qui vient s'installer dans un pays étranger au sien.

Importations : produits achetés à l'étranger

Importer : acheter des marchandises à l’étranger.

Impôt : c’est une taxe payée à l’État.

Industrie : ensemble des activités économiques transformant des produits naturels en produits fabriqués.

Inflation : hausse des prix et baisse de la valeur de la monnaie

Identité : l'ensemble des caractères qui distinguent un individu d'un autre

Indice (ou taux) de fécondité: nombre moyen d'enfants par femme en âge d’en avoir.

Irrigation: action qui consiste à amener de l'eau dans les champs.


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Jachère : terre laissée en repos

Judaïsme: mot désignant la religion, la culture et la manière de vivre des Hébreux puis des Juifs.


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Kolkhoze : exploitation agricole collective où les paysans ont mis en commun les terres, les outils et le bétail.

Koulak : paysan riche, il est considéré comme opposé à la collectivisation par l’URSS


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Laïcité : principe selon lequel l'État ne favorise aucune religion. Il implique que les signes d'appartenance religieuse soient discrets à l'école publique.

Liberté de conscience : droit de choisir librement sa religion. 

Liberté d'expression: liberté fondamentale qui permet à chacun d'exprimer ce qu'il pense dans le respect des autres, conformément à la loi.

Libre-échange : politique économique favorisant la circulation des biens entre États sans taxes douanières…

Ligue : organisation d’extrême droite violemment opposée à la république parlementaire

Littoral : c’est une zone de contact entre la terre et la mer.

Littoralisation : cela désigne la concentration de la population et des activités sur le littoral.


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Magistrat : citoyen choisi pour exercer une fonction publique, administrer un État.

Majorité absolue: C'est lorsque le nombre de voix est supérieur à la moitié des votes exprimés (la moitié plus une voix)

Majorité relative: le plus grand nombre de voix

Malnutrition: alimentation déséquilibrée, en quantité ou en qualité.

Mandarin: fonctionnaire de l'Empire chinois, choisi par concours parmi les hommes qui savent lire et écrire.


Maquis : zone difficile d’accès (forêts, montagnes) où se réfugiaient les résistants combattants

Marché noir : pendant la Seconde Guerre mondiale, vente clandestine et interdite de produits de nécessité à prix fort.

Martyr : personne qui meurt pour ses croyances

Mégalopole : grande région urbaine formée de grandes villes et d'agglomérations.

Métèque (du grec meto, qui a changé, et oikos, maison) : étranger vivant à Athènes.

Métropole (sens 1) : ce terme vient du grec, meter = mère et de polis = cité (la cité-mère), soit la cité de départ des colons partis fonder une autre cité.

Métropole (sens 2) : une ville concentrant de nombreuses fonctions de commandement (économique, financière, politique, etc.). La métropole attire et rayonne.

Milice : organisation vichyste fondée en 1943 pour aider les allemands à traquer les résistants et les juifs.

Migrations pendulaires: déplacements effectués tous les jours de son domicile vers son lieu de travail et inversement.

Mineur : personne âgée de moins de 18 ans

Mobilisation générale : Tous les hommes en âge de combattre doivent rejoindre l’armée pour défendre le pays

Monarchie: régime politique où le pouvoir appartient à un roi.

Mondialisation :  La mondialisation, c'est la multiplication des échanges de toutes sortes entre les différentes parties du monde (échanges de marchandises, d'informations, de capitaux, mobilités humaines...).La mondialisation transforme les territoires et les sociétés.


Monothéiste (du grec mono, seul et theos, dieu) : qui croit en un seul dieu.

Morale: elle enseigne qu'il faut vivre ensemble le plus harmonieusement possible, dans le respect de chacun.

Mortalité infantile: mortalité qui touche les enfants de moins de un an.

Mousson: vents saisonniers apportant en été des pluies très abondantes sur l'Asie du Sud et du Sud-Est.

Moyen de contraception: moyen qui permet de ne pas avoir d'enfant.

Multinationale: grande entreprise qui exerce ses activités dans plusieurs pays.

Mythe: récit imaginaire des aventures des dieux ou des héros. La mythologie est l'ensemble des mythes.


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Nationaliser : faire passer une entreprise sous le contrôle de l’Etat.

Nationalité : appartenance d’une personne à un État.

Naturalisation : accorder la nationalité d’un pays à une personne étrangère

Non-alignés : position de certains États du Tiers Monde qui refusent de s’aligner sur un des blocs Ouest/Est

Nomade: personne qui se déplace et qui n'a pas d'habitat fixe.


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OMC : Organisation Mondiale du Commerce 1995, elle veille à la liberté des échanges et juge les désaccords commerciaux entre États ou entreprises.

OTAN : Organisation du Traité de l’Atlantique Nord qui regroupe les pays signataires de l’Alliance atlantique

Oasis: espace de végétation et de culture lié à la présence d'eau dans le désert.

Oligarchie : régime politique où Ie pouvoir est détenu par un petit nombre de personnes.

ONU :  Organisation des Nations Unies pour la protection de la paix dans le monde.

Openfield : paysage rural de champs ouverts.

Oracle: réponse qu'un dieu fait à un prêtre ou à une prêtresse.

ORSEC: Organisation de la réponse de sécurité civile.

Orthodoxe (en grec, fidèle à la vraie foi) : nom donné par les Byzantins à leur Église, après sa rupture avec le pape de Rome en 1054.

Oued : (rivière en arabe) cours d'eau temporaire


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Pacte de Varsovie : 1955, alliance militaire conclue entre l’URSS et les pays communistes d’Europe de l’Est.

Panhellénique (du grec pan, tout, et hellen, grec ) : qui est commun à tous les Grecs.

Papyrus : c’est un matériau souple fabriqué à partir de lamelles découpées dans la tige d’une plante du Nil. Elle servait à l’écriture dans l’Égypte antique.

Parité: répartition égale des fonctions politiques entre les femmes et les hommes.

Patronyme: nom de famille commun à tous les descendants d’un même ancêtre

Périurbanisation : urbanisation des espaces ruraux à la périphérie des villes

Phalange : troupe de soldats macédoniens a pieds munis de lances organisés en formation serrée.

PIB ou Produit Intérieur Brut : somme de toutes les richesses produites à l’intérieur d’un pays en 1 an Planification : plan organisé par l’État qui fixe des objectifs à atteindre pour l’économie

PLU (Plan Local d’Urbanisme) : plan d’organisation du territoire de la commune

PMA :  (Pays les Moins Avancés) pays parmi les plus pauvres et les moins développés du monde

Poilus : surnom donné aux soldats français

Polder : espace artificiel de terre dont le niveau est inférieur à celui de la mer.

Polythéiste (du grec poly, plusieurs et theos, dieu) : personne qui croit en plusieurs dieux.

Pluralisme: coexistence de différentes opinions (qui se tolèrent et se respectent)

PNB (Produit national brut): somme des richesses produites par un état sur son territoire et à l’étranger en 1an

Pôle de compétitivité : technopôle spécialisé, labellisé par l’état pour dynamiser l’économie française

Politique de relance : lorsqu’un Etat augmente les salaires légaux et les prestations sociales pour stimuler l’économie

Politique de rigueur : lorsqu’un Etat veut limiter les dépenses publiques afin de réduire sa dette et limiter l’inflation

Pouvoir exécutif : pouvoir de faire appliquer les lois.

Pouvoir législatif : pouvoir de faire et voter les lois.

Préjugé:  avis que l'on a sans avoir réfléchi et qui conduit à des idées fausses.

Procession : c’est un défilé en l’honneur d’un dieu

Productivité : rapport entre la quantité produite et les moyens utilisés (capital, travail) pour la produire

Propagande : action en vue de répandre une idée, une opinion dans le but de convaincre une population.

Prosélytisme: volonté d'imposer ses idées aux autres.

Pythie : la femme chargée de transmettre les oracles du dieu Apollon à Delphes. 


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Quartier d'affaires (CBD) : espace d'une agglomération constitué de gratte-ciel où se regroupent banques, bureaux et commerces…



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Rabbin : chef religieux d'une communauté juive, spécialiste de l'étude des textes sacrés.

Racisme: attitude de ceux qui méprisent certaines personnes en raison de leur prétendue appartenance à une race.

Rafle : arrestation massive de personnes, exécutée à l’improviste par la police ou l’armée.

Recensement :  sens 1:  dénombrement détaillé des habitants d'un pays . Sens 2: dénombrement des jeunes soumis au service national.

Référendum : consultation directe des électeurs sur une question posée par le chef de l’Etat ou le gouvernement.

Réfugié : Toute personne craignant, avec raison, d’être persécutée par le gouvernement de son pays pour ses opinions, ses origines ou croyances et qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité.

Reg: vaste étendue désertique couverte de cailloux.

Régime parlementaire : système politique où les ministres sont responsables devant les députés.

Règle: mesure ou loi qui indique la conduite à tenir pour que plusieurs personnes puissent vivre ensemble.

Règlement intérieur :  texte officiel qui fixe les règles à respecter par tous au collège.

Remembrement : regroupement des terres agricoles

Rendement: quantité de production agricole obtenue par hectare.

République (du latin res publica, la chose publique) : forme de gouvernement où le pouvoir n'est pas détenu par un seul.

Responsable: sur lequel on peut compter, à qui on peut faire confiance.

Romanisation: adoption du mode de vie, de la langue et des croyances des Romains.

Rural: de la campagne.

Rurbanisation : Mouvement des habitants des villes qui vont habiter la campagne mais en travaillant en ville.


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Sanctuaire: lieu ou construction réservée à des cérémonies d'une religion.

Savane: végétation tropicale composée de hautes herbes et d'arbres dispersés

Schisme (du grec schisma, séparation) : rupture entre les Églises chrétiennes d'Orient et d'Occident.

Scribe : (du latin scribere, écrire). C’est un fonctionnaire spécialiste de l’écriture

Sédentaire: personne qui a une habitation fixe.

Services : activités regroupant les transports, les commerces, le tourisme, la finance. Il est divisé en 2 branches : le service marchand et non marchand (administration, école, hôpitaux)

Shabbat : dans la religion juive, jour de repos hebdomadaire consacré à Dieu (du vendredi soir au samedi soir).

Shoah : mot hébreu désignant le génocide des Juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sidérurgie: industrie de transformation du fer

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes qui arrivent (immigrants) et ceux qui partent (les émigrants)

Solidarité: aide apportée à une autre personne. 

Sous nutrition :alimentation insuffisante des hommes.

Soviet : En Russie, conseil formé par des délégués des ouvriers, de paysans et de soldats.

SS : Armée d’élite et garde personnelle d’Hitler, commandée par Himmler.

Station balnéaire: ville littorale aménagée en vue du tourisme de bord de mer.

Stéréotype : Opinion toute faite sur une personne ou un objet, souvent imposée par un groupe de la société.

Subvention : aide financière

Suffrage : Droit de vote qui permet aux citoyens de choisir une ou plusieurs personnes.

Suffrage censitaire: vote réservé aux personnes qui s'acquittaient d'un impôt, le cens.

Suffrage universel : Droit de vote accordé à tous les citoyens majeurs, hommes et femmes.

Synagogue: lieu où se réunissent les juifs pour prier et lire la Bible.

Syndicat : association qui défend les intérêts d'un groupe ou d'une profession. 



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Taux d'accroissement naturel : différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.

Taux de fécondité : nombre moyen d'enfants par femme en âge d'avoir des enfants

Taux de mortalité : nombre annuel de décès pour mille habitants.

Taux de natalité : nombre annuel de naissances pour mille habitants.

Technopole  (une) : ville possédant un ou plusieurs technopôle important

Technopôle (un) : lieu qui concentre des industries ou des services de pointe associés à des universités

Temple : bâtiment construit pour honorer un dieu.

Terre-plein : espace artificiel gagné sur la mer grâce à des remblais.

Tertiaire : ensemble des activités produisant les services.

Tolérance:  fait de respecter la liberté et les opinions des autres.

Tourisme de masse : tourisme pratiqué par un grand nombre de vacanciers.

Tranchée : c’est un long fossé creusé dans le sol, les soldats s’y abritent et y vivent pendant la guerre de position

Trière: navire de guerre grec possédant trois rangs de rameurs superposés.

Tsar: titre d'empereur en Russie.


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Urbain ou citadin: habitant de la ville (opposé à rural).

Urbanisation : processus par lequel une population devient de plus en plus urbaine

UNICEF : organisme international dépendant de l’ONU, chargé de la protection et de l’amélioration de l’enfance

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Valeur : ce à quoi on attache de l'importance

Ville : c’est une concentration importante de population et d’activités variées.

Ville durable : ville (ou quartier) limitant les déchets, les déperditions d’énergie et la circulation automobile pour réduire son impact sur l’environnement.

Vizir : c’est le plus haut fonctionnaire de l’État pharaonique. Sorte de premier ministre, il aide Pharaon à gouverner son royaume.

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ZEE : Zone Économique Exclusive : espace maritime de 370 km à partir des côtes vers le large où s’applique les lois du pays côtier

Ziggurat : haute tour que l'on élevait dans les cités-États de Mésopotamie pour le dieu de la cité










Glossaire EMC
Source : http://eduscol.education.fr/ressources-emc

Autonomie
Au sens faible, l’autonomie renvoie à la capacité de faire seul ce que l’on a d’abord fait avec un autre. Par exemple s’habiller, organiser son travail. En un sens courant, l’autonomie est la capacité à agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite.
Au sens rigoureux du terme, l’autonomie désigne l’aptitude à élaborer la loi, c’est-à-dire ce qui vaut pour tous, et à s’y soumettre pour agir. Autrement dit, accéder aux enjeux de ses actes, en se demandant quel type de société se profilerait si tout le monde agissait comme nous, et non agir en étant déterminés par ses désirs sensibles immédiats.
L’autonomie ne signifie pas « faire sa loi », mais reconnaître et vouloir ce qui peut effectivement prétendre au statut de « loi », c’est-à-dire ce qui peut être voulu par tous sans contradiction.
Autorité
Désigne la capacité à obtenir l’obéissance sans avoir à recourir ni à la menace, ni à la persuasion.
La relation d’autorité est hiérarchique, donc non égalitaire, sans être pour autant une contrainte. L’autorité est un commandement que celui qui l’accepte reconnait comme indispensable à son épanouissement. L’autorité ne peut émaner que de celui qu’on reconnait comme « auctor », l’auteur, celui qui accroît, et donc celui qui soutient et permet de se développer (« augere » : augmenter, faire croître.) La compétence dans l’enseignement sera en ce sens une source de l’autorité du maître.

Citoyenneté
Ce triptyque de notion couvre trois niveaux : les relations interindividuelles (civilité), les relations avec l’ensemble du groupe social (civisme), les relations avec tout homme en tant que membre d’une unité politique et sujet de droit (citoyenneté).
La citoyenneté est la condition juridique et politique du citoyen, c’est-à-dire celle de l’individu partageant les droits et les obligations d’autres individus au sein d’une unité politique. La notion est à la fois un principe de légitimité politique, puisque le citoyen est « détenteur d’une part de la souveraineté », et une notion juridique. Il y a en effet des conditions juridiques à la citoyenneté et à son exercice, des droits et des obligations.

Civilité
La notion de civilité, proche de la politesse, appartient au champ lexical de la civilisation ou de l’urbanité. Le centre de gravité de la notion réside dans les qualités de sociabilité : renvoyant aux rituels et aux valeurs partagées dans un espace social.

Civisme
La notion de civisme est intermédiaire entre citoyenneté et civilité : entre vertu personnelle et obligation juridique. Elle désigne « un dévouement particulier à la chose publique », un « sens des devoirs collectifs au sein d’une société donnée » (B. Valade). Ces devoirs s’expriment dans des actions positives, historiquement et socialement déterminées, par exemple le vote, mais ces devoirs s’expriment plus généralement dans le respect des lois et par toute action individuelle dont le sens repose sur la relation de l’individu à l’unité politique.

Compétence psycho-sociale
L’organisation mondiale de la santé définit les compétences psycho-sociales comme la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences de la vie quotidienne. Elles permettent le maintien d’un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif dans les relations avec les autres, sa propre culture et son environnement.

Démocratie
La démocratie (pouvoir du peuple) désigne un régime politique, et donc la forme de la souveraineté, qui s’oppose à la monarchie (pouvoir d’un seul) et à l’oligarchie (pouvoir de quelques-uns). Elle peut être directe (référendum ou suffrage universel direct) ou indirecte. Elle implique ou présuppose que le citoyen se considère comme une partie de la souveraineté et qu’il exerce cette souveraineté (en participant au suffrage, aux mandats, etc.). En ce sens, elle repose sur l’égalité des droits politiques des citoyens.

Dignité
La dignité est une valeur inconditionnelle et incomparable donnée à la personne humaine. Inconditionnelle, la dignité d’une personne est indépendante de son statut social ou de son utilité pour les autres. Incomparable, une personne n’a pas plus de dignité humaine qu’une autre.
Alors que toute chose peut être échangée contre une autre ou son équivalent en argent, la personne humaine est unique et insubstituable. Elle est une fin en soi. Ne pouvant être échangée contre rien d’autre qui soit équivalent, elle n’a pas de prix. Se laisser corrompre, c’est donc perdre sa dignité.

Discrimination
Discriminer signifie d’abord distinguer par application d’un ou plusieurs critères. Par extension, cela signifie exclure une personne ou un groupe social, et le traiter de manière moins favorable dans des conditions similaires. La discrimination est le contraire de l’égalité. Là où l’inégalité d’un traitement sur des critères pertinents peut être justifiée (inégalités de revenus par exemple ouvrant des droits), le terme discrimination désigne plutôt l’inégalité de traitement sur des critères non pertinents et non justifiés (le genre, la sexualité, l’ethnie), ou dont la justification repose sur de mauvaises raisons. Les exemples par excellence de discrimination sont l’apartheid ou les lois de Nuremberg. En France la loi définit 20 critères de discrimination.

Égoïsme / individualisme
L’égoïsme est un amour passionné et exagéré de soi-même, qui fait agir avec la seule prise en compte de ses intérêts. C’est une passion aussi vieille que le monde.
L’individualisme est un phénomène moderne, propre aux temps démocratiques. Tocqueville le définit comme « un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis ». L’individualisme est le repli sur la sphère privée et le désintérêt pour la sphère publique.


Émotion
Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Si diverses théories des émotions insistant plus sur leur composante cognitive ou physiologique (émotion comme résultat de l’interprétation de la situation vs émotion comme réaction adaptative) existent, les chercheurs s’accordent pour reconnaître le rôle essentiel des émotions dans la régulation des relations sociales. Les individus adaptent leur comportement en relation avec les émotions qu’ils perçoivent chez autrui. Exprimer ses émotions et savoir reconnaître les émotions éprouvées par les autres est ainsi indispensable pour la qualité des relations interindividuelles. 


Empathie
L’empathie est la capacité « à se mettre à la place de ». Elle exige une forme de décentration de sa propre personne pour comprendre les ressentis d’autrui. Elle est essentielle dans la régulation des relations interindividuelles.
Deux formes d’empathie sont distinguées : l’empathie émotionnelle qui désigne la capacité à comprendre les états affectifs d’autrui et l’empathie cognitive qui désigne la capacité à comprendre les états mentaux (croyances, intentions...) d’autrui.


Ethique / morale
Originellement, il n’y a pas de différence de sens entre les deux termes, le premier venant du grec et le second du latin (ethos/mores) : les deux termes désignent tout deux ce qui est relatif aux mœurs, aux manières de vivre ensemble.
Mais la présence des deux termes a permis de faire des distinctions conceptuelles au cours de l’histoire. Parmi les distinctions les plus courantes, on retiendra :
la morale, héritée de la société et inculquée par l’éducation, par opposition à l’éthique comme réflexion sur la morale. La morale s’hérite, l’éthique se construit ;
la morale comme ensemble des devoirs qui s’imposent à l’homme, pouvant entrer en contradiction avec sa recherche du bonheur, et l’éthique comme visée de la vie bonne et accomplie telle que tout homme peut l’espérer dans sa recherche du bonheur ;
la morale comme ensemble des commandements traditionnels inscrits dans la conscience, et l’éthique comme recherche des meilleures solutions à des problèmes moraux nouveaux, créés notamment par les nouvelles technologies. Selon la formule de Jean Leonetti, « l’éthique est le combat du bien contre le bien », et donc la recherche de la moins mauvaise solution.


Humanisme
L’humanisme est le courant de pensée « qui considère que l’homme est à la fois l’origine et la finalité ultime de ses actes, la valeur absolue qui donne sens à l’action et à l’histoire humaine. » Tzvetan Todorov, Le jardin imparfait.
L’humanisme considère l’homme comme la seule espèce possédant la capacité de se définir elle- même, de se créer elle-même par choix libre. Cette capacité lui donne sa dignité, ainsi que la responsabilité de promouvoir l’humanité en tout homme.
L’humanisme est donc ce courant de pensée qui célèbre la grandeur de l’homme, comme espèce capable de produire par elle-même ce qui lui permet d’être fière d’elle-même, digne du nom d’homme.

 
Intérêt général
L’intérêt général est, au sens étroit, l’intérêt de la majorité ou de la plupart des membres d’une unité politique, voire de tous ; il est opposé, en ce sens, à l’intérêt particulier, qui se définit comme l’intérêt de quelques-uns ou d’un seul. En un sens plus large, l’intérêt général s’incarne dans les actions réalisées par les institutions publiques à travers la politique et le droit, notamment et surtout dans la notion de « service public », dont l’action possède la légitimité de la loi. On conçoit généralement deux manières de construire l’intérêt général : par consensus de tous, ou par le vote. Si le terme « général » retient plus l’attention, le terme « intérêt » n’est pas moins intéressant, parce qu’il signifie un intérêt partagé ou commun avec tous ou la plupart des membres d’une société (idées de bien public, et de bien commun, comme les ressources naturelles ou le domaine public).


Justice / équité
L’enjeu de la notion de « justice » est la résolution des différends — quelle que soit leur nature, interindividuels, entre personnes morales, voire entre États — par recours à des procédures amiables ou judiciaires, et non par de la violence, non par de la vengeance. Il n’y a de justice, à cette aune, qu’où se trouve une « fin du différend » (portée métaphorique du jugement de Salomon), qu’on la conçoive comme fin du préjudice, comme réparation de celui-ci, ou comme paix sociale. On pourra distinguer la justice au sens légal (le respect des lois) de la justice au sens moral (la légitimité d’une action, même illégale : comme par exemple dans la tragédie d’Antigone). Il convient en outre d’insister sur l’activité du juge judiciaire comme recherche de la « solution la plus protectrice de l’intérêt le plus légitime », ou sur la définition de la justice comme « volonté constante et continue de rendre à chacun ce qui lui est dû » (Ulpien, Digeste, I, 1, 10).
Le terme « équité » ne renvoie quant à lui pas seulement à l’idée de justice distributive : distribution égale entre les égaux (on parle ici d’égalité arithmétique), inégale entre les inégaux (on parle ici de proportionnalité). Mais le terme peut désigner aussi l’activité par laquelle un juge adapte la généralité d’une loi à la particularité d’une situation ou des circonstances, ou encore, dans l’expression « procès équitable » (CEDH, article 6), à l’idée du respect de certaines formes par les pouvoirs exécutifs et judiciaires, au nom des droits de l’homme dans leur dimension individuelle : accès au juge, délai raisonnable, tribunal impartial, etc.


Laïcité
Principe qui permet de réaliser l’unité du peuple tout en respectant les convictions de chacun, au moyen de la séparation entre un espace privé, lieu de la liberté de conscience, et un espace public, lieu de la citoyenneté, des affaires communes, de la raison et de l’intérêt général.
Ce principe établit, sur le fondement de la séparation entre l’espace public et le domaine des activités à caractère privé, la neutralité absolue de l’État en matière religieuse. Cela a pour conséquence tout autant l’indépendance de la sphère politique à l’égard du religieux que l’indépendance du religieux à l’égard du politique.
Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
 
 
Liberté-Égalité-Fraternité
Ce triptyque de notions forme la devise de la République Française, devise définie à l’article 2 de la Constitution. Le préambule de la Constitution, et le mot « devise » (qui signifie « règle de vie ou d’action »), définissent ces notions comme un « idéal commun » dont le but est de fonder les institutions publiques et la vie sociale. L’expression d’ « idéal commun » conduit à les considérer comme des objets de volontés, individuelle autant que collective : elles possèdent une visée normative et ne peuvent être considérées comme des faits préétablis.
La formule de l’article 1 de la DDHC (« les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ») est celle d’une liberté naturelle, invariante, ne se comprenant que par opposition à ce que la philosophie moderne nommait liberté conventionnelle, soumise à variations selon les cultures, les époques et les circonstances. Cette liberté naturelle n’est pas une liberté de fait, mais s’exprime dans un droit universaliste. L’article 5 de la DDHC aborde la liberté sans distinguer liberté individuelle et liberté publique : « Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ». Le rôle central de la loi doit être souligné, car il permet de distinguer un sens fort (selon Kant, l’obéissance à la loi qu’on s’est soi-même prescrite de façon rationnelle est liberté) des sens faibles du terme : « droit du plus fort », « faire ce que l’on veut », « avoir le choix ».
Concernant l’égalité, l’enjeu réside dans le caractère nécessaire mais non suffisant de l’égalité en droit — dans la perspective d’une égalité réelle, critique de l’égalité abstraite ou formelle.
Il est fréquent de considérer la fraternité comme une notion plus morale que juridique, bien que certains droits sociaux (protection sociale ou politique familiale) puissent être considérés selon cette perspective. La fraternité introduit au sens strict l’idée d’une communauté, plus familière que familiale, avec l’autre en tant que citoyen : communauté légale, morale, communauté d’intérêts ou de biens. Au sens figuré, le terme fraternité prolonge les métaphores biologiques de la pensée politique du XVIIIe siècle — « corps social », « patrie », « nation ».


Neutralité
« Il n’y a que le néant qui soit neutre » disait Jean Jaurès. Impossible en effet d’être neutre absolument car je suis toujours cause d’effets, que je le veuille ou non.
Par exemple, dire : « je ne fais pas de politique, je suis neutre. » C’est encore faire de la politique. En effet, ne pas voter, ne pas se prononcer, a pour conséquence de laisser les choses en l’état, conservatisme qui est bien une prise de position politique. Ou encore, je laisse le pouvoir de décision à plus compétent que moi, donc je me prononce implicitement en faveur d’une aristocratie. 
Dès lors, en quel sens parler de neutralité de l’école ? L’école est neutre au sens où elle s’abstient de se prononcer sur ce qui relève du domaine de la conviction, qui ne relève pas du savoir, mais de l’engagement existentiel. Par exemple, quelle religion est la vraie, ou plutôt aucune ? Quelle politique est la meilleure ? Par contre l’école n’est pas neutre mais résolument engagée en faveur de l’objectivité des savoirs et de la promotion des valeurs de la République. 


Paix
Le terme « paix » possède deux dimensions. La première, individuelle, renvoie aux expressions « être en paix » et « reposer en paix » : elles signifient le fait de n’être ni troublé ni dérangé, voire d’être dans une situation de quiétude ou de calme complets. La seconde, collective, signifie l’absence de conflit et de violence. Dans ces deux dimensions, la paix résulte des mêmes facteurs : le règlement pacifique du différend, l’établissement de rapports de voisinage, donc le fait de subordonner la force au droit ou à l’amiable. Le maintien de la paix est le but premier des Nations-Unies.

Public / privé
Cette distinction est avant tout juridique, mais aussi morale. Juridique, parce qu’elle opère au sein même du droit, qui n’est pas le même concernant ces deux domaines : on parle de droit public en ce qui concerne par exemple le droit constitutionnel, parlementaire ou administratif ; de droit privé en ce qui concerne par exemple le droit civil ou le droit du travail. Elle se fonde sur la distinction des personnes publiques et de personnes privées. La distinction opère donc une césure normative, entre ce qui relève du collectif et ce qui n’en relève pas, les normes n’étant pas identiques. C’est une distinction morale aussi, en ceci que l’individu peut politiquement concevoir ou vouloir différents découpages entre ce qui relève du domaine public et du domaine privé : en économie notamment, ou bien dans le domaine des mœurs.

Règle / norme
Une règle régit une activité et permet la réalisation d’une fin. Elle est extérieure à ce qu’elle rend possible. Une norme est au principe de l’activité d’un ensemble fonctionnel, par exemple une société, ou un organisme. Elle est interne à cet ensemble. La règle interdit, mais laisse libre pour tout ce qu’elle n’interdit pas, alors que la norme impose un comportement unique.

République
La république désigne, en un sens littéral, la « chose publique », c’est-à-dire l’ensemble des activités et des biens que des citoyens ont choisi de mettre en commun. En son sens constitutionnel, la République désigne non pas un régime politique, mais une forme de l’État. Elle renvoie à deux dimensions distinctes : d’abord, le caractère public et ouvert du pouvoir politique, qui pourra être exercé par les citoyens — au contraire des formes monarchique ou impériale ; ensuite, une séparation des pouvoirs, permettant de garantir l’efficacité et la finalité de chacun. 
 
 
Respect
Le respect désigne tout d’abord un comportement : suivre une règle. Par exemple respecter les limitations de vitesse. Il désigne ensuite un sentiment, ressenti face à ce qui le mérite par sa valeur.
Dans les deux cas, on laisse de côté son égoïsme. On fait attention, on garde ses distances, on a du soin. Le latin « respicere » signifie « regarder de nouveau », autrement dit prêter une attention forte. Y regarder à deux fois.
Respecter autrui, c’est le considérer toujours comme une fin et jamais seulement comme un moyen. Cela implique d’agir en pensant que tout homme possède une valeur absolue, non relative à mes intérêts ou mes sentiments, du seul fait qu’il est homme.


Sciences et croyances
Les sciences produisent des représentations objectives du monde, c’est-à-dire disposant d’une cohérence logique interne (critère de la démonstration), d’une validité expérimentale (critère de la preuve), et d’une résistance aux tentatives de réfutation (critère du partage par la communauté scientifique). On ne peut connaitre scientifiquement que ce qui se donne dans l’expérience. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas autre chose, mais seulement qu’on ne peut pas le connaitre, mais seulement le penser et le croire.
Le degré de certitude ressenti face à une croyance peut être équivalent à celui éprouvé face à un savoir scientifique, mais il ne repose pas sur les mêmes bases. Le croyant éprouve le sentiment d’avoir la preuve, mais il ne peut pas faire la preuve. La certitude dont dispose le croyant ne repose pas sur une démonstration ou une vérification qu’autrui pourrait faire à son tour, mais sur un sentiment intérieur.
Par exemple je peux croire que la paix finira par triompher dans le monde, mais je ne peux pas le prouver. C’est ce que l’on appelle une conviction. Donc dire que cela ne peut être prouvé ne signifie pas que cela soit illusoire, illogique ou absurde. Cela signifie simplement que cela se situe en dehors de ce que la raison peut confirmer ou infirmer.


Société / État
La société désigne habituellement un ensemble abstrait : celui de la totalité des individus qui appartiennent à un même ensemble politique (par exemple, la société française). Plus avant, elle désigne les individus qui se sont volontairement associés, dans des relations d’échanges et d’interdépendances (juridiques, économiques, morales) : on parle ici de « faire société ». Le terme n’indique aucunement si cette association doit être comprise de manière légale (par des lois) ou morale (par des valeurs) : elle peut être les deux, ou l’une, ou l’autre. Il y a donc de nombreuses façons de faire société : les sociétés ouvertes et pluralistes distinguent communauté légale et morale, à la différence des sociétés fermées et homogènes moralement, voire religieusement.
L’Etat peut être défini de plusieurs façons. Positivement, il est défini par ses trois monopoles : celui de « la violence légitime » (M. Weber), le monopole fiscal et son corollaire, celui de la frappe de la monnaie. De manière républicaine et plus déterminée, il est défini comme administration et pouvoir exécutif, au sein des pouvoirs séparés — la constitution de la République parle ici de « gouvernement », qui « détermine et conduit la politique de la Nation ».
Couplées, le sens de ces notions varie légèrement : le couplage introduit en effet l’idée de différentes relations possibles entre la société et l’État, tant économiques que culturelles et politiques. Les pôles extrêmes étant un État maximal (voire totalitaire), à l’opposé d’un État minimal (ou libertaire/ libertarien) ; le libéralisme et le socialisme occupant des places intermédiaires selon leurs déclinaisons possibles.


Sympathie
La sympathie, comme l’empathie émotionnelle, est la compréhension des états affectifs d’autrui mais possède une dimension affective supplémentaire. Elle suppose une proximité affective avec cet autrui qui pousse à agir pour améliorer son bien-être.


Tolérance
Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même.
Sur le plan institutionnel, la tolérance implique une position hiérarchique. Le pouvoir laisse être ce qu’il pourra interdire demain. La tolérance n’est donc pas une pleine reconnaissance de droits.
Sur le plan individuel, la tolérance peut prendre une forme dégradée qui laisse dire et faire par indifférence aux autres et au vrai. Elle peut être également une vertu exigeante qui respecte autrui dans sa liberté de conscience et sa capacité de conviction.


Valeur
Une valeur est un sens donné à l’existence, un idéal qui motive à agir de telle manière plutôt que telle autre, faisant qu’il vaut « la peine », de vivre, de travailler, de souffrir, de sacrifier peu ou beaucoup de ses intérêts. 
Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
 


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